28 mai 2009

Un vice-chef d’État apolitique?

Si vous suivez un tant soit peu l’actualité canadienne, vous avez certainement vu la gouverneure générale Michaëlle Jean dépecer, à l’aide d’un couteau traditionnel, un phoque, pour ensuite en manger le cœur cru. Vous avez tout aussi certainement entendu parler des réactions, tant positives que négatives, que ce geste a causé. Sinon, voyez ce résumé du Devoir.

Plusieurs ont reproché à son Excellence d’avoir outrepassé son rôle, de s’être immiscé dans le débat politique concernant la chasse au phoque, dont ses produits ont été interdits de vente en Europe récemment. Or, il ne faut pas oublier que la gouverneure détient un véritable rôle au sein de la fédération canadienne, celui de vice-chef d’État, et à ce titre elle défend les intérêts du pays. De plus, Michaëlle Jean a toujours voulu rapprocher les solitudes du pays; à mon avis, la nation amérindienne est la plus solitaire des nations canadiennes, n’étant jamais ou presque incluse dans les débats nationaux.

Voici un extrait du site du gouverneur général parlant de ses « rôle et responsabilités » (extraits soulignés par moi):

Le gouverneur général incite les Canadiennes et les Canadiens à bâtir une société fondée sur la compassion, la générosité et l’entraide. […] De plus, il rencontre la population à l’occasion de visites qu’il effectue dans les provinces et les territoires. Il participe à des activités communautaires et prête l’oreille aux préoccupations du peuple canadien. Le gouverneur général s’emploie à favoriser l’identité et l’unité nationales.

Voilà exactement le but de la visite de la gouverneure dans les territoires arctiques; aller voir les réalités locales, écouter les populations qui se trouvent bien loin, non seulement géographiquement mais aussi culturellement, d’Ottawa. Un premier ministre fait bien des bassesses pour recevoir des votes, pourquoi pas un gouverneur général ? Cette visite lui a permis de renforcer l’identité canadienne, de participer à des activités communautaires

locales, etc.

Finalement, ces jugements sont ceux des citoyens du Sud, dont l’auteur de ces lignes. La chasse à l’orignal est fortement acceptée ici, pourquoi pas celle du phoque? Manger un steak tartare à 40$ l’assiette, on ne trouve rien à y redire, pourquoi pas un steak chassé et préparé de façon ancestrale? On élève des poules dans des cagibis à peine grands pour qu’elles se retournent sur elles-mêmes, mais comme elles sont loin des caméras on ne s’en indigne pas, et on continue d’acheter nos poitrines de poulet (en chialant qu’elles sont trop chères!)

Accordons tout de même ce mérite à la gouverneure: les Innus ont reçu une grande couverture médiatique cette semaine, même si elle est arrivée par un canal qu’ils ne cherchaient pas à ouvrir… et les gens du Sud ont appris une tradition que nos concitoyens pratiquent.

12 mai 2009

Payer pour avoir du gratuit

Comprenez-moi bien, je suis un fan de ce qu’on a appelé le Web 2.0: la preuve passe par ce blogue, mais aussi par ma présence sur facebook, mes participations à d’autres blogues, le fait que je mange davantage de fils RSS que de céréales le matin… mais j’ai mon côté traditionnel aussi, comme je l’ai déjà expliqué ici.

Je suis abonné à La Presse et à l’Actualité, deux médias que je chéris au plus haut point, mais depuis une année ou deux, des irritants majeurs y sont apparus: les nouvelles exclusivement sur internet. On utilise de l’espace papier (que j’ai payé) pour parler d’une nouvelle qui se trouve uniquement sur la version web du média. Autrement dit, je paie pour savoir ce qui se trouve sur le web, je paie pour une information qui est incomplète.

Si je suis à la maison, pas de problème je peux aller vérifier sur-le-champ la nouvelle. Mais si je suis dans le métro, vais-je réellement me souvenir, le soir venu, que je dois aller consulter une nouvelle sur le site de Cyberpresse? Ou qu’il y a des ressources supplémentaires concernant un sujet qui m’intéresse sur le site de l’Actualité? Et une grand-mère qui n’a pas internet, va-t-elle réellement téléphoner à sa petite-fille pour qu’elle ait voir ce qui en est?

Non. Généralement, on va se passer de la nouvelle, ce qui est souvent sans conséquence, mais dérangeant quand même.

La question que je me pose, c’est s’il est pertinent qu’un média traditionnel aille vers le web… le débat se fait au Québec, notamment avec l’ouverture des journalistes de La Presse récemment pour faire du multi-plateformes, ainsi que le lock-out du Journal de Montréal. Je crois que ces sites sont utiles, mais doivent se faire dans l’esprit du web: les nouvelles doivent arriver rapidement, et être reprises le lendemain en papier, pas l’inverse. Pour héberger des blogues, qui invitent les lecteurs à réagir tout de suite. Pas pour offrir gratuitement du contenu exclusif, financé par les abonnés réguliers.

Et vous? Est-ce que ça vous dérange ou je fais encore une montée de lait en solitaire?

09 mai 2009

Mourir d’un hamburger

Non ce n’est pas de la bactérie mangeuse de chair dont je veux vous parler (elle devient quoi, elle, au juste?), ni des risques de tension artérielle qu’une trop grande consommation de viande rouge peut entraîner.

Je veux vous parler des condiments que vous mettez dans votre burger.

Savez-vous qu’on peut y mettre des ingrédients bien trop élitistes? Qui trahissent notre appartenance à une classe aisée, qui nous déconnecte complètement de la vie du quidam moyen?

Le coupable? La moutarde de Dijon!

Mardi dernier, Obama a été dîner dans un restaurant avec le vice-président Biden, et a demandé de la moutarde de Dijon dans son hamburger.

Les conservateurs ont repris ça a masse, affirmant qu’il fallait être snob pour demander ce genre de produit, qui ne faisait pas réellement américain… le Dijongate est né. Pour voir les principaux ténors de la droite en parler, visitez Media Matters for America, un site consacrer à retracer les affirmations mensongères de la droite américaine; vous y trouverez aussi les transcriptions de ce qui a été dit.

Des centaines de milliers de citoyens sont jetés à la rue actuellement, des dirigeants de banques empochent des millions en prime, GM est sur le bord d’une nationalisation, mais qu’importe, un scandale bien plus puissant que tout cela couve: la moutarde de Dijon.

Franchement.

Mon copain, coiffeur, et moi, étudiant, lorsqu’on se fait des burgers, ce sont des burgers de viande de bœuf, cheval et porc, avec ciboulette dans les boulettes, à quoi on ajoute de la mayonnaise, du bacon, des oignons et des poivrons sautés dans le beurre, du fromage à la crème, tomate, laitue… et, oui de la moutarde de Dijon, condiment des Dieux. On s’en tire à bien moins que 4$ le burger, pourtant… avoir su que ça me permettait d’accéder à l’élite, je me serais pété les bretelles bien avant…

11 avril 2009

Démission sans conséquence

Dans une entreprise normale, lorsqu’on vous confie un emploi contractuel, on s’attend à ce que vous complétiez votre mandat. Pourquoi n’est-ce pas le cas en politique?

Monique Jérôme-Forget a été élue il y a à peine quatre mois par les citoyens de Marguerite-Bourgeoys, ce qui veut dire qu’ils s’attendaient à ce qu’elle demeure en poste pour le temps de l’actuelle législature. Mais voilà qu’elle a annoncé sa démission, ce qui forcera la tenue d’élections partielles et la nomination d’un nouveau ministre des Finances.

Je me pose la question sur l’impunité des politiciens qui quittent leur poste comme ça. J’en parle aujourd’hui parce que Mme Jérôme-Forgent était une image forte de l’actuel gouvernement, mais ma réflexion s’applique à tous les députés qui quittent prématurément.

Les candidats réfléchissent-ils suffisamment aux conséquences d’une élection? Considèrent-ils tout ce que signifie de représenter une population? Et partir rapidement, n’est-ce pas trahir un peu ses électeurs, justement? C’est quoi, quatre ans, de toute façon?

Je trouve désolant de voir un député se retirer après si peu de temps sans avoir de motif sérieux, surtout lorsqu’on parle de la ministre des Finances qui s’en va alors qu’une crise économique frappe… j’imagine comment les citoyens qui l’ont élue se sentent aujourd’hui, et croyez-moi je ne serais pas de très bonne humeur.

26 mars 2009

De l’importance de Radio-Canada

Nous apprenions hier la suppression de 800 emplois chez CBC/Radio-Canada; 800 personnes qui se retrouveront au chômage, pour cause de ralentissement économique… drôle de façon de sortir de la récession, lorsqu’on nous dit de dépenser de l’argent pour relancer l’économie, mais bon.

Ce qui me désole, c’est le peu d’importance qu’on semble accorder à cette société d’État; comme diffuseur national avec un mandat d’information de qualité, elle a un rôle à jouer que personne d’autre ne peut remplir. Prenez Découvertes ou Enquête: deux émissions qui sont assez populaires sans fracasser des records, mais qui apportent des informations que personne d’autre n’irait débusquer. Ou encore la radio: Christiane Charette en direct, Macadam Tribus, Les années-lumières, qui sont financées à 100% par des subventions gouvernementales, puisqu’il n’y a pas de publicités, ne survivraient pas longtemps sur une chaîne commerciale. Incapable des humoristes souvent bas de gamme des réseaux privés et des nombreuses publicités – nécessaires – je n’écoute plus que la Première chaîne.

Un autre exemple? Les archives du site web de Radio-Canada. Passez-y quelques minutes, vous en ressortirez certainement après quelques heures: on y trouve des archives sur tous les sujets, il s’agit d’une source infinie de sujets, pour lesquelles de multiples médias sont offerts, à différentes époques.

Marc Cassivi nous apprenait dans La Presse du jour une donnée intéressante: en 2007, la BBC avait reçu 124$ par citoyen britannique; au Canada, en 2008, CBC/Radio-Canada a reçu 34$ par Canadien. Demandez à n’importe quel globe-trotter qui s’intéresse à la télévision et aux médias en général quel est son réseau favori dans le monde, et les chances que la BBC soit au sommet de son palmarès sont assez élevées. Regardez seulement le nombre et la qualité des documentaires présentés à Découvertes qui proviennent de la chaîne britannique, notamment la récente série sur les îles Galapagos, vous verrez ce qu’un financement suffisant peut offrir comme qualité aux téléspectateurs.

Nous n’avons pas le choix, on doit investir davantage au sein de notre diffuseur public, qui a la charge de garder informés les quelques 33 millions de Canadiens, en deux langues officielles, et d’explorer, de prendre des risques que les autres diffuseurs ne veulent pas prendre. Maintenant qu’on peut voir ce qui se fait partout ailleurs et apporter le contenu qu’on veut avec nous, il est plus important que jamais que CBC/Radio-Canada trouve sa niche exclusive et continue de nous rapporter des nouvelles de partout.

20 mars 2009

Dépensez aujourd’hui, payez dans deux ans!

Le budget 2009-2010 du gouvernement québécois comportait deux hausses de tarifs, chose plutôt rare:

  • Hausse de la taxe de vente, de 7,5% à 8,5%;
  • Indexation de divers tarifs (permis, certificats, etc.).

Ces hausse auront lieu en 2011, lorsque la récession sera terminée et la croissance économique de retour, selon les prévisions du ministère des Finances. Bien sûr nous avons envie de nous insurger, mais on revient toujours au vieux paradoxe des citoyens: on veut de meilleurs soins, une éducation de meilleure qualité, des routes mieux entretenues, mais aussi des baisses d’impôts et de taxes.

Il est sage de prévoir à l’avance cette hausse et l’inscrire au calendrier; nul ne pourra accuser le gouvernement de sortir un lapin de son chapeau. De plus, en mettant un engagement dans un document officiel, adopté par l’Assemblée nationale, difficile pour le parti au pouvoir de se défiler.

En même temps, plusieurs raisons pourront être évoquées pour se défiler de cet engagement lorsqu’il faudra l’appliquer. Une chose est sûre, dire clairement qu’il faudra payer plus, sur tous les produits de consommation ou à peu près, est courageux de la part d’un gouvernement, et je salue ce courage.

19 mars 2009

Nulle part votre vie est privée…

Facebook: ce que je trouve génial avec ça, c’est de contrôler qui peut voir quoi sur notre profil, et gérer ce qui est du domaine public et ce qui est du domaine privé. Hier cependant, un juge de la Cour supérieure de l’Ontario a ordonné à un homme qui poursuit une femme ayant causé un accident de voiture pour «perte de jouissance» à exposer sa page facebook au tribunal, et ce afin de voir comment la vie sociale du défendeur a changé depuis l’accident.

Voilà l’effet pervers du web 2.0: on dirait qu’on contrôle tout, on peut échanger une somme colossale d’informations, mais on finit toujours par se faire rattraper. Nul n’est souverain de son royaume sur internet.

Bon on le savait déjà: les employeurs vont parfois voir ce que les employés font, ou avec qui les candidats à un poste sont amis, mais maintenant c’est l’État qui regarde ce qu’on y fait. Difficile de s’y opposer en plus, personne ne nous force à mettre en ligne du contenu qu’on devrait taire.

L’article s’interroge aussi sur la pertinence du contenu de facebook pour les assureurs, qui pourraient aussi aller chercher une quantité d’informations pour démontrer qu’un client les fraude. Malgré les mesures de sécurité mises en place, il semble qu’on pourra toujours avoir accès à notre vie virtuelle privée, qu’on le veuille ou non.

28 février 2009

Quand on surprotège les enfants…

ça peut donner des situations absurdes comme retirer les fours micro-ondes des écoles…lorsqu’il faut mesurer la température des plats avant de les donner aux enfants avec un thermomètre digital, je peux comprendre les directions de procéder ainsi, honnêtement.

Mais on peut aussi faire confiance aux surveillants; après avoir banni les arachides, les petites bouchées, les gras trans et la malbouffe en général, on va bannir la chaleur des aliments? Je ne suis pas si vieux, dans la jeune vingtaine, et je me souviens qu'on chauffait les plats à peu près à l’école, des fois c’était carrément tiède, et je n’ai jamais été malade…

On chiale sur les enfants-rois qui arrivent sur le marché du travail, des fois je me dis que d’ici 20 ans nous aurons des enfants-empereurs de l’Univers en entier!

19 février 2009

Obama – Harper: premières impressions

Au moment d’écrire ces lignes, le Président Barack Obama et le premier ministre Stephen Harper prononcent une allocution devant les journalistes canadiens et américains, et ont souligné les principaux points dont ils ont discuté:

  • Rebâtir le système financier international;
  • Accord bilatéral pour la recherche et le développement sur les énergies propres et les technologies écologiques;
  • Effort militaire en Afghanistan.

On dirait bien que les deux dirigeants s’entendent bien, vu que leur rencontre privée qui devait durer 10 minutes s’est étirée sur une période de 33 minutes. Plusieurs voyaient les différences entre les deux dirigeants, Obama étant étiqueté comme un progressiste, alors que Harper est plutôt conservateur; il ne faut pas oublier que ces étiquettes sont subjectives et ont un sens différent selon le pays auquel un politicien appartient… néanmoins, j’aimerais beaucoup voir quelle serait la relation personnelle entre Ignatieff et Obama, dans l’éventualité où le premier serait premier ministre.

Au niveau de l’économie, Obama a réaffirmé sa foi en l’ALENA, et a dit que le commerce serait la clé pour sortir du marasme dans lequel nous nous enfonçons. Au chapitre des intérêts communs, Harper a voulu mettre fortement l’accent sur la sécurité de la frontière américano-canadienne, en disant qu’une menace à la sécurité nationale des États-Unis en était également une pour le Canada.

Beaucoup de questions demeurent sans réponse, notamment sur l’environnement et l’Afghanistan. Pour l’environnement, le premier ministre a clairement dit que les deux pays vont collaborer pour réduire les gaz à effet de serre, ce qui pourrait signifier l’établissement d’un système de cap and trade, au lieu de limiter l’intensité des émissions. De plus, Obama a clairement identifié les sables bitumineux comme un cas problème pour l’environnement au Canada.

Au sujet de l’Afghanistan, le sujet chaud aux États-Unis actuellement, où Obama souhaite redéployer les soldats actuellement postés en Irak, Harper a clairement rappelé que le Parlement avait fixé à 2011 le retrait des troupes canadiennes. Y aura-t-il une nouvelle prolongation de la mission si les Américains sont prêt à mettre les efforts nécessaires et à prendre la relève dans les secteurs les plus dangereux du pays?

Ce premier contact ne va pas tout changer, ne va pas tout régler, bien entendu, mais j’ai l’intuition que de nombreux ponts ont été jetés entre les deux administrations, et que la classe politique canadienne aura désormais plus de plaisir à collaborer avec les États-Unis qu’au cours des huit dernières années.

P.S.: La cravate de M. Harper, look écossais un peu, est affreuse, à mon avis. Vraiment.

17 février 2009

Geler, pas geler?

Depuis quelques jours, Pauline Marois et Jean Charest s’obstinent afin de savoir si, pour la durée de la crise économique qu’on s’apprête à traverser, on devrait geler les tarifs (pour le PQ) ou laisser les divers organismes fixer leurs tarifs (pour le PLQ), comme le rapporte entre autres Radio-Canada.

De quel côté le gouvernement devrait-il pencher? D’un côté, on prône le laisser-faire pour que la population voit l’augmentation des coûts que le gouvernement doit assumer, de l’autre on protège la population où le chômage frappe, où la sécurité d’emploi s’effrite, où le crédit coûte plus cher, en offrant un répit des tarifs des services publics.

Bien sûr, personne ne va nier les pressions qui s’accentuent sur l’État, qui voit ses revenus diminuer (licenciements et faillites réduisent les impôts des entreprises et des particuliers de même que les taxes de vente) et ses dépenses augmenter (hausse des prestations d’aide sociale, dépenses d’infrastructure pour relancer l’économie, etc.) en période de ralentissement économique. De plus, les salaires sont à la hausse, les différents biens achetés pour le bon fonctionnement de l’État aussi (essence, baux, etc.), donc le coût réel des différents services rendus par le public (soins de santé, médicaments, place dans les CPE, éducation, entre autres) augmente nécessairement.

Ces services sont soit offerts sans frais aux citoyens, d’autres sont partiellement subventionnés (les hôpitaux vous admettent et vous soignent sans frais, mais pour les médicaments, le régime public vous demande de payer une franchise); doit-on indexer le coût de cette deuxième catégorie de services?

À mon avis, il devrait y avoir un cadre légal qui fait en sorte que tous les tarifs (SAAQ, Hydro-Québec, CPE, etc.) devraient suivent soit le cours de l’inflation, soit celui de la hausse moyenne du salaire, afin que ces coûts suivent la réalité financière des ménages québécois. Ainsi, le processus ne serait plus politisé, on ne se retrouverait pas avec des manques à gagner chroniques. Dans cette même loi, en cas de récession, on pourrait prévoir un gel des tarifs, tout en prévoyant un retour à l’indexation lorsque la situation économique reviendrait à la normale.

Il ne faut pas nier les choix de société que le Québec a faits dans le passé et qui demeurent aujourd’hui; nos services publics sont et doivent demeurer subventionnés en grande partie par l’État, et les plus riches doivent assumer une plus grande part des frais qui bénéficient à tous, notamment grâce à un impôt progressif, et à une taxe sur le luxe, entre autres. Mais je ne crois pas que geler les tarifs de façon indéfinie soit bénéfique à long terme pour le développement du Québec.